Il n’existe pas de température maximale légale interdisant le travail. En revanche, l’employeur a l’obligation d’assurer la santé et la sécurité des salariés. Le salarié peut quitter son poste uniquement s’il estime être face à un danger grave et imminent pour sa santé, notamment en cas de chaleur extrême, après avoir alerté son employeur.
Obligations en tant qu'employeur
Avec le renforcement réglementaire lié au Décret n°2025-482 du 27 mai 2025, l’employeur doit désormais adapter et renforcer la prévention lors d’épisodes de chaleur intense.
Décret n°2025-482 du 27 mai 2025
En cas de malaise lié à la chaleur
Si un salarié ressent une fatigue anormale, des vertiges ou un malaise :
- Le signaler immédiatement à l’employeur ou à un collègue
- Mettre la personne à l’ombre ou dans un endroit frais
- Desserrer les vêtements et la rafraîchir progressivement
- Lui donner à boire si elle est consciente
- Ne jamais la laisser seule
En cas de symptômes graves (perte de connaissance, confusion, forte fièvre) : 15 (SAMU) – 18 (pompiers) – 112 (urgence européenne)
Droit de retrait
Si l’employeur ne met pas en place les mesures nécessaires, ou si un salarié estime être exposé à un danger grave et imminent lié à la chaleur, il peut exercer son droit de retrait après en avoir informé son employeur ou le CSE.
Si le retrait est justifié :
- Aucune sanction possible
- Aucune retenue de salaire
- Protection du salarié garantie par la loi
Si le retrait est injustifié :
- Retenue de salaire possible pour les heures non travaillées
- Sanctions disciplinaires possibles (avertissement, mise à pied, voire licenciement)