Fortes chaleurs au travail : obligations et bonnes pratiques

22 juin 2026

Les épisodes de fortes chaleurs, et plus encore les canicules, peuvent fortement dégrader les conditions de travail en cuisine, en salle ou en terrasse. La fatigue, la déshydratation ou les crampes peuvent rapidement apparaître, et dans les cas les plus graves, un coup de chaleur peut constituer une urgence vitale.

Il n’existe pas de température maximale légale interdisant le travail. En revanche, l’employeur a l’obligation d’assurer la santé et la sécurité des salariés. Le salarié peut quitter son poste uniquement s’il estime être face à un danger grave et imminent pour sa santé, notamment en cas de chaleur extrême, après avoir alerté son employeur.

Obligations en tant qu'employeur

Avec le renforcement réglementaire lié au Décret n°2025-482 du 27 mai 2025, l’employeur doit désormais adapter et renforcer la prévention lors d’épisodes de chaleur intense.

Décret n°2025-482 du 27 mai 2025

En cas de malaise lié à la chaleur

Si un salarié ressent une fatigue anormale, des vertiges ou un malaise :

  • Le signaler immédiatement à l’employeur ou à un collègue
  • Mettre la personne à l’ombre ou dans un endroit frais
  • Desserrer les vêtements et la rafraîchir progressivement
  • Lui donner à boire si elle est consciente
  • Ne jamais la laisser seule

En cas de symptômes graves (perte de connaissance, confusion, forte fièvre) : 15 (SAMU) – 18 (pompiers) – 112 (urgence européenne)

Droit de retrait

Si l’employeur ne met pas en place les mesures nécessaires, ou si un salarié estime être exposé à un danger grave et imminent lié à la chaleur, il peut exercer son droit de retrait après en avoir informé son employeur ou le CSE.

Si le retrait est justifié :

  • Aucune sanction possible
  • Aucune retenue de salaire
  • Protection du salarié garantie par la loi

Si le retrait est injustifié :

  • Retenue de salaire possible pour les heures non travaillées
  • Sanctions disciplinaires possibles (avertissement, mise à pied, voire licenciement)